C'est par la fenêtre que tout a commencé.
Que la nuit fût mortelle ou le matin clair,
Elle instillait son influx exercé
Dans mes travaux, mon cœur entrouvert,
Et dispensait des messagers :
Vents épars, lambeaux d'azur,
Aussi rouges gorgés
De rouille en parure...
Rha ! Je perçois,
Quand je vole,
Des voix
Folles
| D | dais du soir à basculer |
| O | support pour d'oniriques formes |
| R | lourd ourlet, bord propre à enserrer |
| S | serpent du songe sous peu s'insinue |
| | | |
| T | équilibre instable où la vérité tombe |
| U | creuset pour d'obscures fugues, flux, reflux |
| D | le dais du soir a basculé |
| O | l'oubli plonge au fond de son puits d'ombre |
| R | la boucle nocturne ouvre sur des ports |
| S | ton corps lové s'enfonce, enclume, assoupi |
Petit format (colle}{couleurs > Petits formats) issu de Dors-tu dors
Je te fais un suçon sur le bras
ça fera une lune et après
on la colorie en jaune
ou en blanc
et puis on peint tout le bras
en bleu foncé pour faire la nuit
et après on fera les étoiles
oui ?
Le ciel est bleu
La mer est verte
Cela m’émeut
Rien ne m’alerte
Le ciel est bas
La mer est glauque
Ça ne va pas
J’ai la voix rauque
Le ciel est lourd
La mer est blette
Chuis un peu gourd
L’nez dans l’assiette
Le ciel est rouge
La mer est pleine
Là ! là ! ça bouge !
Beautés baleines
Le ciel est – quoi ?
La mère et puis
Le père : cois –
Et moi qui suis –
Laisse si elle aime –
L’âme erre au loin
Prends – même blême –
Un air de rien
Le ciel étoiles
La mer frégates
Dans les deux voiles
Sillons d’agathe
Le si est la
L’amer est sur
Je suis loin, là –
Et pas bien sûr
Le ciel est nues
La mer est vagues
Tu te tiens nue
Et mon œil vague
Le ciel ouvert
La mer à prendre
A mon cœur vert
Viens te suspendre
La jeune fidèle
Elégiaque et céleste
Chérit son jars hautain
Jubilante faunesse
Divinatrice aux longs chevaux
Chauffe le judicieux hippogriffe
Qui saura l’étriller
J’ai petit a 46 ans
Je suis petit b célibataire
petit c sage-femme mais qui sait
J’aime petit d la nature
petit e la musique de chambre
petit f les feux de cheminée
J’imagine petit g une vie de couple sous le signe de la confiance et de la tendresse
Vous avez petit h entre 17 et... combien
...
Appellez-moi petit je ne sais plus combien
appellez appellez-moi chez moi
petit petit petit petit
...
PS petit s je suis vierge, le signe
astrologique
Jupiter hiératique
Choque par la foudre
Toute jovienne fervente
Le jardinier hédoniste
Choisit de jolies fleurs
Pour cultiver l’amour
Aller l’âme dans l’âme le long du Drain Noir
Enfanter plaies et mondes
Y partir en voyage
Se repaître de hordes
Tout est possible quand on l’adore
Partants ! vous le rencontrerez
Le Multimillénaire aux yeux méphitiques
Envie d’extravaguer
Hors de l’obsolitude
Je rêve une sulfurieuse
T'étais où ? Je te cherche
Jouisseuse fascinatrice
Aimant voyeurs, musards, cinoques
Chosifie jobard hypnotique
De son regard perçant
Joaillère fortunée
Charme juteux héritier
Pour l’enchâsser
Amour Gloire et Beauté
Proposent victoire à volonté
Vous vénérez le sang dynastique ?
Vous profiterez de leur chic
Amour Gloire et Beauté
Vous prendrez du plaisir
Au pouvoir
Foule anonyme quête identité
Il avait mis sa barbe de sept jours
Et sa chevelure éméchée
Envie d’aller faire un petit tour
Dans la fin de la matinée
Sur la route il contracte l’amour
Dans le regard d’une dulcinée
Elle lui dit le soleil de velours
Tapi dans l’ombre des journées
Les voilà qui s’enroulent en écharpe
Et confectionnent des bouquets
Le bonheur qu’elle diffuse il l’attrape
Ils se font des sourires coquets
La chute de l’histoire est trop sombre
La belle se dilue dans la nuit
C’est comme ça désespéré il tombe
Par la fenêtre de l’ennui
La chute de l’histoire est brûlante
Leurs cœurs enflammés prennent feu
C’est le début d’une de ces tourmentes
C’est le destin des amoureux
Musique : Jean-Paul Le Bris ; interprétation : La Déraille
Tout le jour le ciel a poli la ville
De son impénitent réseau d'eaux claires
Et de rayons diffus, la forgeant, île
Aux cristaux mi-liquides mi-solaires
Versé du ciel le jour baigne la ville,
L'irise, éblouies des places chancellent,
Oscillantes, les rues pavées d'avril
Hument un air en fleur qui loin ruisselle
Mille et cent courants enrôlent la ville,
Ses ponts gauchis pareils à des lanières
Claquent, font d'elle un lent vaisseau mobile –
Qui s’enflamme – et s’élève – et se libère
dedans dans l'immensité béante muette
la vision obturée par le globe géant
je plongeais dans sa roue dans son orbe effarant
éprouvais le vertige immanent aux planètes
je rebondis le temps délesté des secondes
le cosmos voulus les concevoir tournoyant
puis déboulai ivre à jamais dans le néant
au delà scintillaient les ajours d'autres mondes
la respiration franche
j'accolais mon orbite à la voûte bleue
les dimensions s’ajoutent
échelles longues à gravir
je calcule l’auréole de planètes enfouies –
concentrée sur les points d’amas
le silice qui me barde
collecte la lumière d’astres manoeuvrant
nébuleuses, méduses du ciel
leurs filaments se collent à mon métal sensible
une lune répand le lait de ses librations
je fonce
dans les bans d'étoiles
dans la ténuité des candélabres
dans l’obscur du vide surpeuplé